Laurent…

Le Samedi 30 janvier 2021

Chère Maîtresse,

Client à la boutique de Martine et Jean-Pierre, je leur ai récemment confié ma motivation de vivre des moments partagés avec une Dominatrice de grande classe.

C’est donc tout naturellement qu’ils m’ont recommandé à vous, insistant même à faire référence à notre entretien lors de mon passage au magasin.

Flatté de cette délicate considération, je me suis aussitôt rendu sur votre site web. Je me suis enquis de vos directives et par là même occasion de quelques témoignages de fins gourmets. Cela n’a fait que renforcer ma motivation et mon intérêt.

Dans le respect des usages envers votre Dominante, je vous adresse une lettre aux fins de vous solliciter une séance où vous y feriez saliver les temples mystérieux et autres appâts aux vertus bien plus estimables dans le plaisir, peut-être pour y faire tendre mon filet, pour mieux décider de sa délivrance à vos bottes, qu’en un baume délicieux vienne se répandre.

Poursuivant comme vous y invitez galamment vos candidats sur votre site web, je poursuis bien volontiers le récit de mes fantasmes imaginant Domina, en me lisant, analyser le schéma mental et préparant le terrain de jeu favori d’une Maîtresse s’apprêtant à le forcer et à le plier avec intransigeance et sans qu’aucune contestation ne soit tolérée ; jusqu’à une soumission totale et absolue, épuisant l’énergie de mon égo pour qu’enfin, je m’oublie à son profit.

La théâtralisation sophistiquée : Jeux de pouvoir où leurs emblèmes s’inviteraient au gré des diktats d’une Dominatrice aux prises avec sa Superbe, coiffure stricte au carré, habit de lumière à la prépondérance de noir et de blanc, une touche finale de rouge passion, pourraient assurément mettre mes sens en émois.

Une démarche noble, quelques ordonnances à vos bottes pourraient faire monter la tension érotique à son comble. Parée de jouets aux goûts de bonbons de luxe agissant chacun tel un élixir, Domina pourrait mettre à toute épreuve les éventuelles dernières volontés contre-intuitives et je ne sais quelles autres velléités.

Il n’est aucune autre condition nécessaire à l’éducation de ce soumis que je vous décris, qu’une voix douce, sensuelle et dominante que d’user de propos orduriers, pour que Maîtresse fasse savoir qui s’érige au côté de son objet de plaisir.

Quoi de plus transcendant qu’un jeu de subtile mélange entre humiliation et soumission pour écraser l’égo de votre sujet ? Une femme qui se veuille mâle et qui se joue de la masculinité de son supplicié, à lui en faire crier dix fois, vingt fois, cent fois son plaisir…

Brides, mors et colliers arnachés en renne très très courte s’assortissent de la plus élégantes des façons à une main ferme d’une Dominatrice où son “dog” jouerait les faire-valoir auprès d’une éventuelle suppléante et d’une invitée de marque, rassemblées pour l’occasion, à ce “congrès d’aliénation”.

Il n’est nul besoin d’autre endroit, où faire preuve d’abnégation fût-il, dans la discrétion absolue et la complicité, qu’aux pieds de sa Maîtresse qui aboutit à un plaisir rare et sincère.

Peut-être vous adonnez-vous au plaisir du tabac et pourquoi pas, vous laisserez-vous tenter au plaisir du cigare ? Accessoire qui, de nos jours, fait le bonheur de ces Dames, symbole d’un pouvoir assumé. Plaisir auquel je me ferai fort de satisfaire à quelques exigences de votre Dominante en matière de choix de cigares et vous tendre la flamme ; meilleure en sera la montée en température…

Si comme je l’espère, ma conduite s’oriente à vos yeux de la manière qui convient et que tous ce qui œuvreraient à me rendre plus désirable me feront gagner vos faveurs, je me rendrai alors à vous, d’une révérence en gants blancs.

Enfin, à genou j’en prendrai l’engagement dès l’instant où vous m’aurez sanglé pour vous appartenir sans plus aucun libre arbitre.

Respectueusement

Laurent

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Le Samedi 6 Février 2021
 
 
Chère Maîtresse,
 
Vous lire est un plaisir  que je ne peux dissimuler…et ne vous en remercierai jamais assez.
 
Si j’ai contribué de façon intense soit peu durable à faire de cette journée du 30 janvier, un samedi réussi, j’en suis ravi.
 
Ponctuation alliée à la syntaxe sont autant de marques de respect que l’admiration que je voue à votre Dominante et à son culte, haut lieu de la tentation où je succombe, de nuitée en nuitée, à des rêveries animées par les ordonnances que Maîtresse distille à son supplicié, au gré de ses désirs.
 
Aussi je m’emploie, en sorte qu’à obtempérer à vos ordres, à y mettre du cœur à l’ouvrage pour répondre, tant que faire se peut, au niveau d’exigence requis pour  mieux, je l’espère, attirer vos faveurs.
 
J’ai compris que se donner le temps de vous rendre hommage ne devrait souffrir d’aucun manque d’inspiration et d’insuffisance de travail. L’inquiétude me gagnerais à l’idée de vous présenter une copie bâclée et de me voir, en fin de compte charrier, bousculé et recalé.
 
Je ne compte donc pas mon temps à la pratique de l’écriture envers votre Dominante, aux fins d’éviter un “hors sujet”,  persévérant même à délaisser vos yeux des fatigues de l’ordinaire.
 
Pour être tout à fait honnête, je dois vous avouer être ni poète, ni écrivain, mais tout comme vous, j’apprécie les mots et l’écriture – miroir d’une âme que je vous dois de mettre à nue.
 
Par un caprice du sort, je suis un amoureux de la rime qui ne tire son salut, comme un fait exprès (somme toute bien heureux), que d’avoir à n’être qu’une esclave qui ne doit qu’obéir. Je suis fait comme un rat !
 
De cela et comme vous me l’avez rappelé…pour espérer être reçu, j’ai révisé mes leçons et les règles de conduites s’y référant avec autant de sérieux qu’un universitaire, persuadé qu’en obtenant son “grand oral”, promesse lui serait faite d’un débouché assuré.
 
Si donc, vous cherchez du sens et de la profondeur…je serai satisfaire vos envies comme un tigre dont Maîtresse BCBG pourrait bien être satisfaite d’avoir dressé à l’éveil de soi… et pour soi.
 
Objet de vos vices et vos caprices, j’en nourris le désir et en mesure l’étendue.
 
A ce possible à venir où mes sens puiseront, s’émerveilleront en votre présence…Maîtresse…
 
Respectueusement.
Laurent
 

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Le Mercredi 17 Février 2021
 
Chère Maîtresse,
 
Quand vous ne sauvez pas des vies, vous infligez des tourments à d’autres patients. Tantôt infirmière…tantôt chasseuse à la félinité exacerbée.
 
Il y a une grasse en ce qu’en manière qu’à la chatte à achever ses proies ou à les protéger. Tout est une question de point de vue…
 
J’ai tout essayé. Le saut en parachute, à l’élastique, la plongée sous-marine, rien ne me trouble autant que ces orages de molécules d’ocytocines se transformant en un ouragan de plaisir, qu’en ses lieux aux séances de hautes distinctions, sous les directives d’une Dominatrice de grande classe. Et vous l’êtes…Nos amis communs n’en n’ont jamais douté, soyez en convaincue.
 
Nymphe inquisitrice, c’est ainsi que je vous imagine et sachant votre profession, les jeux chirurgicaux dont j’aurai tendance à me méfier, me motivent dès l’instant où Domina reste la Maîtresse de ces jeux aux tourments cérébraux. Faire plaisir autant que de se faire plaisir, tel est mon adage…
 
C’est ainsi que je me vois, abandonné aux pieds de Ma Maîtresse ; “Vénus à la fourrure” tout autant imprévisible que péremptoire aux gestes et intonations délicieusement tyranniques, administrant son supplicié s’exécutant docilement comme pour lui conférer allégeance.
 
C’est ainsi que je vous prie, sans retenue, trompant les habitudes et exhortant nos fantasmes inavoués si tant est, qu’à demi-mot, et affirmer avec autorité votre emprise sur ma masculinité.
 
C’est ainsi que je me veux, servile et rompu aux pieds de Ma Maîtresse lui obéissant au doigt et à l’œil. Continuer à cesse de végéter et s’étendre dans cet Univers que nous semblons en effet partager ; fait d’ivresse aux préceptes de la lubricité qui nous enflamme, semant par-ci, par-là, des roses sur le chemin de nos vies.
 
C’est ainsi que je perçois vos états, “glamourissime”, “chicissime”, classicisme, sensuelle, charnelle, sévère, emblématique, surprenante, extravagante, exigeante en beauté bottée, un soumis vous tendant la flamme, pour une bouffée de fumée bleu, libre et fantasmatique, enfin…Dominatrice.
 
C’est ainsi que je vous désire, arborant ses instruments à “supportage” déployés, votre soumis se réajustent au niveau considéré, une Maîtresse prête à enchaîner les poussées…
 
J’apprécie, soyez en certaine, savoir que vous puissiez ouvrir le champ du possible, puisse Maîtresse m’investir dès que cela sera possible…et espérer lire la satisfaction dans ses yeux émeraudes.
 
Et si le sort décide que vous ne m’adressiez pas le code tant attendu, je vous le promet, je ne paniquerai plus…Maîtresse. 
 
Pour chérir vos plaisirs…
 
Respectueusement.
Laurent
 
Ps: Le rouge vous va si bien…

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Le Vendredi 26 Février 2021
O
Maîtresse ,
 
Si comme un bon vin, mes mots déposés ont délaissé votre œil de quelques tensions ordinaires, acceptez je vous prie de les aiguiser jusqu’à ce jour qui sera… et transformez ce cru en un millésime à force de tanins, le temps est un allié faisant son œuvre.
 
Non pas que vous en méritez autant, mais plus encore…
 
Il n’y a rien que vous puissiez ordonner dont je ne saurais embrasser la doctrine. Telle ” La Capitaliste Rhénane – Éditions La Musardine “, j’espère occuper une ” fonction stratégique en ses manières si peu cavalières “ et y être heureux, sinon que vous m’y fassiez m’y épanouir à renfort de chuchotements et de grands cris.
 
Le XXIème Siècle conduira l’Émancipation de la Femme à son apogée, vous ai-je répondu après que vous m’ayez interrogé.
 
Cette question revêt un caractère principal : une attente sociale. Chez ma personne, elle revêt un caractère plus philanthropique et une volonté de vivre un lâcher prise, en proie avec Votre Suprématie. ” Les hommes sont devenus la lie d’une société gouvernée par les femmes “… rapporte ce propos de cette œuvre décrite précédemment – Autre classique d’un genre unique qu’est l’œuvre de Jack-Henry Hopper ” MADAME – aux mêmes Éditions ” qui en dévoile la genèse  avec talent, sur fond de décors différents, somme toute captivant.
 
C’est alors que je répondrai, si Maîtresse me posait la question sachant de ce qui relève être un moment des plus agréable, c’est sans nul doute d’être sanglé, assujetti, mes lèvres mesurant ses escarpins noir, rouge et verni en piédestal, que sa cravache m’offrirait à lustrer en quelques “traînes de langue” jusqu’à ce que Maîtresse soit entièrement satisfaite de la qualité du reflet de mon palais.
 
Dominatrice et des plus exigeantes au port de tête altier, humectant impérieusement un cigare en une main gantée, intimant l’ordre à son esclave par un simple regard appuyé, de lui tendre la flamme, suscitant l’extase de quelques invités de marque, n’en pinçant plus que pour Domina, pour son entrée en acte…
 
Rien ne compte autant que de se donner à satisfaire la volonté de sa Maîtresse en public et devenir Sien “ (Eva Delambre ; propos inspiré de l’extrait d’un article faisant référence à son livre “Évidence”).
 
A ces travaux imposés à satisfaire vos vices et caprices où lanières en cuir cinglent à l’unisson pour humilier l’égo de votre chose et vous mettre en appétit ; à ces délicieux sévices aux goûts de débauches qui, sous ses aires d’Olympe et si seulement elle le lui autoriserait, il lui creuserait le sillon jusqu’à son con…d’une langue experte, pour éteindre le feu qui brûle en Elle. Mais n’en déplaise à son esclave qui le sait que trop bien, le règlement est limpide, cela lui est interdit.
 
Attendre…convoiter et supplier alors cette récompense, au fond de soi, que la langue de Maîtresse s’insinue avec insolence dans sa bouche, comme une attention…
 
Le XXIème Siècle verra l’Émancipation de la Femme à son apogée et Maîtresse bcbg s’ériger d’un Tigre en laisse, élégamment arnaché.
 
“Commandante…bcbg” en chef d’une armée de soldats Millennials, dressant son bastion de soumis d’Élite qui n’aura que pour mission : accompagner Maîtresse vers son dessein. S’offrir encore et encore à ses diktats, subordonné à ses “réponses sensorielles autonomes culminantes”, comme on raffole à l’être…
 
Contraindre et investir ce…Laurent par la fenêtre et lui faire accepter vos conditions pour mieux étendre votre hégémonie et voir Domina conduire le bal…
 
Chaîne, cuir, discipline et dévotion… sont là, les seuls ingrédients qui apprivoisent Votre Félin.
 
Que meilleur soit le tourment pour mieux succomber à la tentation.
 
Respectueusement,
Laurent

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Le Samedi 6 Mars 2021

Ô oui…Madame,

Comment mieux refermer une parenthèse inattendue tant et si bien pour revenir à l’essentiel…

Vous divertir…nous divertir, mais de grâce, prenez votre temps.

Remettez donc les pendules à l’heure autant que de raisons afin d’éviter à ce…Fauve de s’égarer ailleurs que dans l’attente de découvrir les affres du plaisir ultime.

Lui rappeler de temps à autre ce que pourrait être la conduite à tenir dans ces “Maisons des rendez-vous” où il lui tarde d’y faire escales et où il n’aurait que pour seule liberté de servir Maîtresse. Fière de s’y voir dompté ou de n’être seulement, si les désirs de Madame les lui incitent, qu’un faire-valoir, qu’un porte-cendrier sanglé en mandibule ou encore je ne sais quels autres objets de divertissements de sa patronne…

Flamboyante Maîtresse d’un “Anamour transitoire” et transgressif, à l’instar de Monique Lerbier, avant-gardiste au mœurs émancipatrices au temps des “Années Folles” quand Offenbach faisait encore tourner les têtes à Paris en musique, plus connue sous le nom “la Garçonne” (Racontée dans l’oeuvre littéraire de Victor Margueritte – Editions la Musardine ; un exemplaire vous est réservé – Et…vous attend – [au format de poche afin que mieux il ne se glisse dans votre blouse], puise Madame se donner la peine d’un passage en boutique au détour d’une séance…). Libérée des codes de bonnes conduites et d’un ordre moral bien monotone pour mieux s’émerveiller et s’enivrer d’hommes (et d’amours saphiques…), qui se rendaient au Bal, danser une valse…

Il me plaît à vous imaginer faire danser ces mâles selon vos rythmes et vos musiques et qu’il vous prenne à les aimer comme tels, multipliant à votre tour les expériences émancipatrices, à les en écouter vous demander grâce.

Près d’un siècle en faits de sulfureux outrages aux bonnes mœurs, tel un garçon de joie des temps modernes, tel un bon esclave, que le désir incite à s’offrir et s’épanouir dans vos pas à en perdre son âme, j’en nourris secrètement l’envie, en un ” Love on the beat… “, un peu plus qu’hier et moins que demain.

Telle une cible, aux services des vices, des sévices et des caprices de Sa Dominatrice parée de ses talons aiguilles dansant dans les antichambres des Gouvernantes où je rêve d’y être attaché et qu’une rose noir ne me note, menottés…

Voyez comme ce félin danse et s’ il en plaît à Madame, faites jaillir les “miaous…miaous…” et dansez à votre tour. Ce sont de ces frasques, toutes griffes dehors, que le Tigre crie…

Encore…encore un peu Madame, je vous prie. Je suis…Hanté.

” La liberté c’est de pouvoir choisir celui dont on sera l’esclave.” – Jeanne Moreau –

BCBGamment…Votre…Laurent

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Le Samedi 13 Mars 2021
 
Fräulein BCBG…
 
De rédaction en rédaction, vous imposez le cadre éditorial, qu’en reportage en reportage, tel un envoyé spécial à qui il tarde de prendre le macadam, rejoindre sa rédactrice en chef, avant qu’elle ne se lasse de ces ambages.
 
Rompue à la “fauve attitude”, en tant que de raison, on ne vous y piègera pas…espiègle en son siège, vous l’êtes pour remédier aux vaines manœuvres insidieuses de ce…félin, cherchant désespérément à en connaître bien davantage et plus que de raison avant même d’avoir foulé votre donjon. RRRrrr !!!
 
 
Passionnément, je vous lis avec autant de plaisir sinon que vos mots agissent sur moi comme un regard à la manière d’une chatte s’apprêtant à investir sa proie, prête à s’extasier d’un corps à corps, je n’y résiste encore et pas qu’un peu…
 
De folles complaintes, je vous l’avoue, ce “Je”ce “Vous” me rend fou… alors que me vient l’eau à la bouche.
 
Et qu’en ces refrains… de “Vous” à “Moi”, ce “Vous”, ce “Je”… qui joue avec le feu, me fait dilater les bronches et augmente la pression artérielle à en perdre haleine, à l’idée que des vices et des caprices ne me laissent des morsures du temps… Ceux-ci sont-ils réservés qu’aux esclaves acariâtres à moins d’en être affables ?
 
Bon gré mal gré, j’ai bien conscience de mon parti pris des jeux chauffants tout en nuances, en rougissement, sans indulgence, avec offense, dans votre temple, brûlants mes sens, sans plaies bon sang… 
 
BCBG est privilège, la douleur est plaisir et l’humiliation est jouissance… 
 
Le temps à ce…félin qu’il ne balance ses vagues à l’âme et qu’il joue pour Domina le “Réquiem pour un esclave” en un râle majeur.
 
Sa Majesté, Fräulein, Maîtresse, qui sais-je et comme il lui plaira, fera de ce…Laurent ce jour qui sera, demain, après-demain, qu’importe, son docile animal domestique tant que cela est de besoin et plus que de raison, sans l’ombre d’une hésitation…en une totale adhésion.
 
BCBGamment… Votre Laurent

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Le Dimanche 14 Mars 2021
 
Chère Maîtresse,

 

 
Moins à mes aises au naturel, je tente l’exercice de la spontanéité qui, je l’espère, ne laissera pas votre œil d’un flegme… 
 
Votre Nom : comme un venin en un vaccin (thérapeutique) que l’on appelle plus que de cupidité, en déraison, déchaînant demain toutes les passions…
 
Vous savoir dépositaire de mes mots, bien agréable soit le fait de m’en avertir tout autant d’apprendre qu’ils sont dignes de figurer en bonnes places sur votre toile, préférant cela que de vous décevoir…
 
Vos mots sont autant de soldats en arme, redoutables, qu’en traits d’esprits ils ne deviennent des traits d’arbalètes qui vous transpercent…
 
votre tension bien augmentée, montée en flèche.
 
Cet édito – Magnifico – résonne comme un “Au pied“. Je suis affamé…
 
Des mots en flèches qui vous atteignent et vous injectent le poison qui se diffuse délicieusement dans tout votre Être, pour qu’enfin, on n’y réponde en rédaction.
 
Maîtresse BCBG en “phyléa”, ferme et prête à dresser les…fauves, quoique assortie d’une juge cigare qu’en un zip ne se glisse et d’un chapeau d’officier, n’officialise de Belle manière sa Superbe, quitte à remettre pour plus tard cet effeuillage, trop tôt n’en voit…
 
D’une cérémonie aux grands émois qu’il ne me tarde, à cet égard et en magie, de vous y voir faire flèches de tout bois… et qu’en supplices et à genou, encore plus fou, je n’obtienne en distinction, qu’une reddition.
 
Respectueusement
 
Votre Laurent
 

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Le lundi 22 Mars 2021
 

Très chère Maîtresse BCBG,

La qualité du verbe n’est que le reflet du regard que vous portez sur votre objet et je vous en laisse, bien volontiers, seule la gardienne…

Que l’on convienne, qu’une réponse est nécessaire, dans la sagesse…

Je ne vous remercierai jamais assez de m’avoir rendu digne de votre attention ne cherchant pas l’infatuation… Maîtresse BCBG méritant, à minima, le meilleur de soi, dans le dépassement de soi, sans trop en faire.

J’ai plaisir à savoir que vos yeux se sont plongés dans l’ouvrage de cet auteur Victor Margueritte “La Garçonne”. J’apprécierai vous en dire autant : l’exemplaire que j’ai commandé m’a été livré ce midi, seulement, avec près de trois semaines de retard. Jouant de malchance, le sort s’acharne sur moi car l’exemplaire relié qui m’a été livré est imprimé en Allemand !

Ironie du sort, ma Maîtresse…d’école n’a jamais réussi à me faire prononcer un traître mot de cette langue germanique (si précieuse dans ces jeux pourtant…), sinon que cette formule de présentation :”Ich bin…Laurent”.

Bien décidé à conserver cette œuvre rédigée dans la langue de celui qui a offert ses lettres de noblesse à ces vertus bien plus estimables dans le plaisir, je crois que je vais apprendre la langue et racheter un exemplaire en langue française pour vous faire lecture, d’un des passages, qu’il vous plaira…

Pour l’heure, je poursuis Eva Delambre et vous, comme une évidence…Très Chère Maîtresse,

BCBGamment, Votre Laurent

 

Le Vendreidi 14 2021

Chère Maîtresse BCBG,

 
Vous avez demandé à ce que je vous fasse part de mon regard une fois la lecture achevée de la “La Garçonne“, c’est chose faite.
 
J’espère que cet édito vous apportera quelque éclairage et qu’il vous plaira de me répondre, vous méritez le meilleur…
 
Maître hier, l’homme est un va-t-en-guerre dans la sphère publique comme en privée, c’est acquis.
 
Maîtresse hier, la femme des années folles s’émancipe envers et contre tous ces hommes qui s’arrogent des mœurs d’un ordre moral à la réciprocité très subjective, c’est établi.
 
Maître hier, l’homme n’est pas pour autant misérable sur les libertés, dans le pays qui est le nôtre, ces messieurs Blanchet et Plombino dont la lâcheté de ce dernier n’a d’égale que sa prédominance pondérale, en sont les figures de proue, là où la garçonne fait figure de frayeur masculine pour Régis Boisselot et Lucien Vigneret, fervents défenseurs de leur supériorité divine et de leurs privilèges, bien mal acquis…
 
Maîtresse aujourd’hui, la femme tire profit de ces années d’enseignements et de ces féministes du XXème siècle aux figures d’héroïnes à force de combats sociétaux qu’ont mené Mlle Monique Lerbier et Simone de Beauvoir, un peu plus tard, échappant chacune d’entre elle, à leur époque, aux servitudes de la condition féminine (combat que SDB livre dans son livre “le deuxième sex”). La garçonne et SDB flattent l’égo de l’homme et trouvent équitable de laisser à la gente féminine mener leur vie comme telle, c’est innée.
 
Maître aujourd’hui, l’homme est plus enclin tout en avouant qu’à demi-mot, ses libertés cachées bien plus estimables dans le plaisir et de laisser la gente féminine lui enseigner à son corps défendant, la vie de garçonne au service de la “nouvelle garçonne”… c’est acquis.
 
Maîtresse demain, la femme poussée par le bouillonnement des ondes nouvelles dont les vertus forment ces cercles incessants qui viennent s’effacer sur les berges de la grande marre, renverse le rapport de domination, elle demeurera le centre de toutes les convoitises et de tous les désirs, c’est acquis.
 
Maître aujourd’hui, l’homme accompagnera demain, en dévotion et en bon servant à force de s’avouer la “maîtresse” de celle qu’il considéra, pendant des siècles, femme d’intérieur, réduite à n’être qu’une bonne servante, auprès de laquelle, maintenant, il est la proie sur un terrain de jeu appartenant dorénavant à Sa maîtresse qu’est celui de l’asservissement profitable à ses bons plaisirs… et pour faire plaisir, c’est acquis.
 
Maîtresse demain, au parfum féminissime et en fumerie, la femme vaquera à faire se vautrer en “subspace” cet homme servant à l’élégance et la politesse des plus soignée, confiné à une besogne d’étalon, le relayant qu’à une belle machine à plaisir ou à reproductions, position la plus humiliante pour son égo, c’est innée.
 
Maîtresse plus qu’à l’avenir, la femme, en toute quiétude en son royaume, remettra au goût du jour le port de la cravate qu’elle revêtera avec fierté dans la sphère publique comme en privée, en entreprenante et bonne conquérante avertie qu’elle est déjà.
 
A votre quête de Liberté…
 
BCBGamment
 
Votre Laurent