Les Mots de Roijean…

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Le Plug… Une Première !

Ma Délicieusement Perverse Maîtresse BCBG…

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En rentrant chez moi hier soir, quel soulagement de pouvoir retirer de mon fondement l’objet de votre caprice qui se faisait bien trop présent à mon goût. Durant tout le trajet, en plus d’une légère douleur lancinante due à une pression mal placée, des nœuds s’étaient formés dans mes intestins qui indépendamment de ma volonté faisaient tout pour chasser cet encombrant intrus.

Une fois débarrassé, je m’affalais sur le canapé, laissant  mon esprit enfin libéré s’évader au gré de mes pensées. Celles-ci faisaient le trajet à l’envers comme un film que l’on rembobine, me reconduisant jusqu’à l’Alcôve, j’étais de nouveau avec vous. Je sentais votre parfum dont j’avais gardé l’odeur sur ma peau et mes muscles frémissaient encore de plaisir. Je revivais mentalement toutes les scènes, toutes nos discussions, toutes les sensations de ce merveilleux après-midi.

Bien qu’il ne fût pas très tard, je m’assoupissais lentement, je ne m’étais pas rendu compte à quel point j’étais épuisé par toutes ces émotions.

Je me serais bien laissé tomber dans les bras de Morphée bercé de si agréables rêves, mais je vous avais fait une promesse, il me fallait la tenir.

Après un passage dans la salle de bain et m’être déshabillé, je me suis glissé dans mon lit avec, dans une main, votre livre que j’avais hâte de découvrir, et dans l’autre le plug destiné à passer la nuit avec moi ou plutôt en moi. Il se montrait récalcitrant à retrouver sa place face à mes sphincters qui l’étaient tout autant. J’insistais tout en me réjouissant d’avoir choisi le plus petit parmi ceux que vous me proposiez.

Une fois mis en place et bien que la situation ne soit pas des plus confortables, je commençais ma lecture. La fatigue me gagnait à nouveau rapidement et après avoir lu les quelques pages de la première nouvelle, je posais le livre pensant me détendre en trouvant le sommeil et oublier quelque peu l’objet qui s’était invité pour la nuit.  Il n’était manifestement pas décidé à me laisser tranquille, à croire que vous lui aviez donné, avec toute la perversité que je vous connais, les instructions en ce sens.  J’avais beau chercher la position la moins inconfortable, j’ai eu toutes les peines du monde à m’endormir.

Au bout d’une heure ou deux, le facétieux ustensile se manifestait à nouveau, troublant mon sommeil.  J’avais l’impression qu’il s’était mué en un tison brulant. Manu militari, je l’expulsais tout à la fois pour me soulager et tenter de lui faire la morale en allant le nettoyer sous un robinet d’eau fraîche.

Je le remis en place, retournais dans mon lit, et me rendormais… puis me réveillais à nouveau 2h plus tard pour la même raison. J’étais toujours aussi fatigué et je devais me lever tôt, il fallait que je dorme… Je capitulais.

J’avais perdu la première manche, Plug 1, RoiJean 0.

Au matin, la sonnerie du réveil a dû insister pour me sortir des songes dans lesquels je me prélassais. Vous y étiez avec moi, plaisantant de nos conversations et riant du bon tour que vous me jouiez.

Après un petit déjeuner frugal, je retrouvais dans le lavabo, le vainqueur de la nuit qui, fier de sa victoire, semblait se moquer de moi. Je décidais d’engager la deuxième manche en retentant l’expérience, curieux de voir comment mon corps réagirait.

En introduisant le doigt de métal froid, je replongeais dans l’atmosphère grisante de la veille, et ce faisant, une envie de jouer un peu avec lui se manifestait. N’ayant malheureusement pas beaucoup de temps devant moi, je devrais attendre le soir si toutefois le machiavélique instrument se montrait moins agressif.

Tout en me préparant, je le gardais afin de me rendre compte de l’accord de mes boyaux à le conserver durablement. Peine perdue, au bout d’une quinzaine de minutes, je sentais des nœuds se retendre dans mon ventre.

Nouvelle défaite, Plug 2, RoiJean 0.

Je ne renonce pas pour autant, la partie n’est pas terminée.

Nouvelle manche, ce soir.

À suivre…

RoiJean

 

 

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Le Plug… Jour 2 !

Ma Bien Chère Maîtresse BCBG,



Après mes déconvenues de la veille, première victoire, le plug est resté en place toute la nuit… enfin presque… jusqu’à l’aube.

La nuit avait bien débuté. Alors que mon fondement, après une journée des plus paisible, (le corps a bien besoin de repos après une séance entre vos griffes) se montrait beaucoup plus docile, l’objet rebelle n’offrait que peu de résistance pour retrouver sa place.

Si les sensations étaient acceptables, l’espoir d’en tirer parti à des fins attendues de tout adepte de l’hédonisme était encore bien improbable. A défaut, je poursuivais la lecture du livre entamé la veille avant de sagement m’endormir.

Quelques heures plus tard plus tard, j’étais extirpé de mon sommeil par des rêves faisant grimper mon taux d’endorphines. Vous étiez, comme toujours, de ces songes par lesquels, je revis inlassablement les émois passés en votre compagnie.

Impossible dans cet état de retrouver le repos, je décidais de profiter de cette insomnie pour expérimenter à nouveau les charmants effets des plugs vantés par beaucoup et dont à mon grand regret j’étais privé.

Après une petite pose pour moi et un rafraîchissement salutaire pour l’engin en principe excitant, celui -ci ayant toujours une fâcheuse tendance à la surchauffe de mon intimité, je tentais de me concentrer sur mes perceptions en replaçant celui-ci.

Solution peu probante, pas même une petite érection. Si son introduction offrait quelques sensations intéressantes, à l’inverse, le bout de métal inerte une fois en place me faisait un effet identique au bromure.

Me désolant de devoir à nouveau vous décevoir, vous devez attendre de l’accomplissement de vos caprices des conséquences plus croustillantes, je tentais une nouvelle expérience dans des conditions me semblant plus favorables.

Reprenant d’une main la lecture de l’ouvrage érotique (et même un peu plus), de l’autre j’entreprenais de jouer avec l’ustensile me refusant ces attraits. Les divers mouvements que je lui imprimais n’ont hélas provoqué qu’une pénible démangeaison.

Décidément… Bien piètre résultat.

Dans l’immédiat, le seul que je puisse espérer est de vous amuser du récit de mes déboires.

A suivre…

RoiJean



 

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Le Plug… Jour 3 !



Envoûtante Maîtresse BCBG,

 

Je n’ai besoin d’aucun accessoire pour penser à Vous, Vous êtes de mon quotidien.

Je dois cependant vous avouer que votre plug ajoute une dimension que je commence à apprécier.  Maîtrisant mieux les effets indésirables, la présence du représentant de votre perversité en mon fondement s’avère de plus en plus ludique.

Je me suis surpris, ce matin, à le garder plus longtemps, trouvant de plaisantes sensations à le contrôler alors qu’il tentait de s’échapper.

Je me serais bien à nouveau essayé à jouer avec lui, mais je n’avais encore une fois pas de temps devant moi. Il faut pouvoir profiter de l’instant pour apprécier pleinement le jeu et se laisser tenter à y ajouter d’inavouables variantes.

Les sens ne peuvent suffire, l’esprit commande. Vous m’êtes indispensable, votre perversité, votre volonté, votre talent, doivent me guider… votre image, votre parfum, votre souffle, vos pensées doivent m’envahir. Je dois évoquer mes souvenirs des plaisirs passés, imaginer ceux à venir…

 

J’ai besoin de Vous pour que la jouissance soit éclatante.

…    

Vous écrivant, une chaleur sourde me gagne, les mots naissent, s’inscrivent, me reviennent et me provoquent… Je m’échauffe, la tentation me gagne, grandit en vous imaginant me lire…

Pourquoi ne pas me laisser porter, user et abuser de votre cadeau, m’abandonner à votre présence…

Où que vous soyez, vous m’inspirez… je pose mon ordinateur, et vous prie de m’accompagner…

RoiJean



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Les Cordes…

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Ma Très Chère et Admirable Maitresse BCBG,

À mon grand plaisir, Vous usez et abusez de nombreux « instruments » dont les variations de matières et de formes offrent de multiples, diverses et intenses sensations. Source de plaisants frissons, entre vos mains, ils ont en commun d’apporter bien plus que les effets pour lesquels ils ont été conçus. Les émotions suivent, pour chacun d’eux, un chemin bien particulier.

Des cordes, l’odeur caractéristique est, en guise de prélude, la première perception faisant naître le désir, puis rapidement, l’impatience de connaître le fruit de votre inspiration parmi les multiples variations possibles. 

Les poignets se joignent, attendent avec envie. Dans vos mains habiles, la corde glisse… Un tour, un deuxième, un nœud et je suis votre prisonnier.

Les bras se lèvent, suspendus par cette bride qui m’enchaîne au barreau de l’échelle.

Les longs cordons de jute reviennent dans mon dos, font le tour de ma poitrine, se tendent, se croisent et se nouent d’une friction. Un autre tour…

« Serrez, Madame » Enlacez moi de cette sangle, prolongement de vos bras. Enserrez moi de vos envies… « Plus fort, Madame… »… Je vous en prie, montrez moi la puissance de nos liens, imprimer sur mon corps la marque de vos attentions.

Vos mains s’activent. Je ressens dans ces gestes vifs et précis, votre concentration, votre volonté et votre plaisir à prendre possession de moi. Chaque brin s’insérant dans ma peau est un cadeau que vous me faites…

C’est Vous qui m’attachez, et je m’attache encore un peu plus à Vous.

Entravé, à chaque respiration la corde se fait plus pressante, l’air se fait plus rare, je lutte… je ne peux m’échapper, je suis à Vous… nouvelle inspiration, le carcan se resserre… je me livre peu à peu…faire durer cet instant… bomber le torse, chercher l’air, ressentir le lien… faire durer… expirer, inspirer… l’esprit se brouille…vaincu, je m’abandonne avec délectation à Vous.

Vous poursuivez afin de m’immobiliser totalement, de ne me laisser aucune autre alternative que de me soumettre à votre délicieuse perversité.

La corde attrape ma jambe droite, l’attache fermement au tabouret sur lequel je suis assis, puis la jambe gauche est maintenue sans ménagement à l’opposé, m’offrant ainsi entièrement à Vous. Ecartelé, je suis à votre merci… des plaisirs inavouables peuvent se succéder jusqu’à l’extase.

De cet intense moment, les marques régulières des torsades imprimées sur ma peau formeront un magnifique et esthétique dessin, rappel des bouleversants émois gravant ainsi durablement les sensations et émotions dans ma mémoire. 

Les cordes marquent de leurs empreintes si particulières la peau tout autant que l’esprit.

Puissent ces quelques mots exprimer l’ardeur de ces instants et vous assurer de l’inaltérable exceptionnel de nos rencontres. Que puis-je dire de plus si ce n’est sincèrement vous en remercier.

À Vous… à Nous… à ces inépuisables embrassements.

RoiJean

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Les Devoirs de Vacances…

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Très Chère Maîtresse BCBG,

Incité par vos tweets et bien que n’étant pas encore en vacances, je révise consciencieusement vos leçons. A leur lecture, il me vient une question :

Suis-je un bon soumis ?

Tous ceux qui ont le privilège de se plier à vos vices et caprices peuvent légitimement se la poser.

Je tente à l’aune de vos leçons un auto-jugement :

Leçon n°1 : Être à ses pieds

Aie ! ça commence mal. J’aime beaucoup vos pieds et l’élégance de vos souliers, particulièrement lorsque vous me les tendez, me permettant de les caresser. Mais je ne suis pas particulièrement fétichiste et il faut bien l’avouer, je me suis bien peu prosterné devant vous.

Leçon n°2 : Y être attaché

Je me sens beaucoup plus à l’aise. Non seulement j’adore me sentir prisonnier de vos cordes ou de vos bracelets, mais les liens invisibles m’attachant à Vous sont des plus solides.

Leçon n°3 : Le porter avec fierté

Joker. Vous m’avez peu affublé d’un collier.

Leçon n°4 : En pincer pour elle

Je n’ai pas à rougir. Je ne me suis jamais défilé devant vos pinces, bien au contraire, et je ne peux vous cacher l’effet de vos mains sur mes seins. Quant à « en pincer pour Vous » le mot est faible.

Leçon n°5 : Toujours penser à Elle

24H/24, 7J/7, difficile de faire plus. Peut-être pouvez-vous me reprocher de ne pas porter d’accessoire pour vous le prouver.

Leçon N°6 : Mériter son regard

Lorsqu’il croise le mien, les émotions naissantes me laissent penser que c’est le cas, en toute humilité.

Leçon n°7 : Lui montrer du respect

J’avoue ne pas être prêt à porter cet accessoire. Est-ce un manque de respect ?

Leçon n°8 : Lui permettre de voyager

Nous y parviendrons peut-être un jour, mais j’espère que même sans quitter l’Alcôve les chemins que nous parcourons vous dépayse autant que moi.

Leçon n° 9 : Toujours la sublimer

Je m’y emploie sans cesse, lors de nos rencontres et dans les écrits que je vous offre. Comment peut-il en être autrement ?

Leçon n° 10 : Conserver ce lien d’appartenance

Je ne demande que cela. Serrez plus fort votre corde, Madame, je vous en prie.

Leçon n° 11 : Osez rougir devant Elle

Sans réserve, c’est un plaisir.

Leçon n°12 : Lui démontrer votre ouverture d’esprit

Vous m’en avez fait découvrir tout le plaisir.

Leçon n° 13 : Savoir lui offrir du piquant dans Sa vie

D’ortie ou de roulette, l’effet sur ma peau est assuré, le constater vous est-il assez pimenté ?

Leçon n° 14 : Accepter ses visites médicales

Deuxième joker.

Leçon n°15 : Espérer la lumière

Ôter le bandeau pour retrouver l’éclat de vos yeux… toujours une émotion.

Leçon n° 16 : Accepter ses choix pour moi

Et m’y abandonner…

Leçon n°17 : Lui offrir bien plus que mon cœur !

Mon cœur, mon corps, mon âme…

Leçon n°18 : Toujours… Être à sa disposition !

Une évidence !

Leçon n°19 : Ne jamais être en dessous de ses attentes !

C’est une quête permanente.

Leçon n°20 : S’offrir à ses amies !

Bien entendu ! S’il plaît à Madame.

Leçon n°21 : Rester à sa place !

C’est ainsi…

Leçon n°22 : Honorer ses invitations

L’honneur est pour moi.

Leçon n°23 : Frissonner de ses vices !

Toujours, ils sont toujours innombrables.

Leçon n°24 : Accepter ses marques de reconnaissances 

C’est une fierté.

Leçon n°25 : Savourer une attention !

Un délice…

Leçon n°26 : Apprécier être son objet de plaisirs

Bien plus que cela… en jouir.

Leçon n°27 : S’appliquer à ce que le courant passe.

Jusqu’à déclencher d’éblouissants éclairs.

Leçon n°28 : Savourer… Son Champagne doré !

Vous décevoir me désespère.

Leçon n°29 : Lui offrir son plus bel écrin pour ses bijoux !

Des progrès à faire…

Bon… Il me faut bien reconnaître ne pas être le parfait élève, à vous de voir si des punitions s’imposent.

Quoiqu’il en soit, sans insolence ni provocation, être un soumis idéal m’importe peu, seuls comptent, les plaisirs partagés, les envies et avant tout les émotions…

Pour Vous, pour Nous.

RoiJean.

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Le Fouet de Maîtresse BCBG.

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Ma Bien Chère Maîtresse BCBG,

En achetant ce fouet en vue de notre rendez-vous, je ne savais pas précisément quand je vous le remettrai. Il me faudrait trouver le moment opportun pour faire de celui-ci plus qu’un simple présent.

Retrouver l’intensité de nos rencontres m’apparaissait d’une impérieuse nécessité face aux incertitudes des dernières semaines.

M’offrir aux morsures de cette lanière, prolongement de votre bras, avec laquelle nul semblant n’est possible, me paraissait le moyen le plus criant de vous prouver mon attachement.

Dans cet étrange corps à corps sans contact charnel, les énergies circulent et se répondent à travers la longue tresse de cuir. Ressentir votre détermination à faire naître en moi les sensations intenses éprouvées durant cette lutte entre douleur et plaisirs insoupçonnables, serait une magnifique manifestation d’intérêt à mon égard. Chaque stigmate serait une marque d’attention, un sentiment qui s’imprime sur la peau.

J’étais décidé à me livrer sans retenue jusqu’au bout de mes forces.

Les émotions se devraient d’être sublimes, marquant les esprits autant que le corps. Ce cadeau, encore plus que de vous plaire, devait porter en lui toute une symbolique évocatrice. L’imaginaire associé à l’usage même du fouet, objet de mes fantasmes et de votre plaisir, devait être rehaussé par son aspect, l’entrelacement du cuir rouge et noir, l’élégance de ses ondulations, … En vous le remettant, j’étais déterminé à nous donner l’occasion de partager une nouvelle fois l’exceptionnel.

Mon espérance fut comblée bien au-delà de ce que j’imaginais.

Bien que retrouvant tout le sel de nos conversations et de nos jeux, lorsque le fouet animé par vos mains vint claquer sur moi, je suis toujours décidé, bien que déjà éprouvé, à faire durer cet échange au plus qu’il me serait permis.

La vive douleur des premiers impacts me fait courber le dos. « Se redresser », « ne pas fléchir », « accepter… apprécier », « pensez à vous à l’autre extrémité du fouet » « écouter, percevoir votre plaisir, se concentrer sur l’instant » peu à peu la douleur se mue en sensation étrange et envoûtante. Je bascule dans un état second… Chaque impact est un sursaut d’émoi.

La chaleur m’envahit… le plaisir m’enivre…, je me laisse emporter, je m’abandonne…

Pas tout de suite…repousser les limites, je lutte…

« Tenir »…

Lentement mes forces m’abandonnent…tout tourne autour de moi…,  

…. Mes jambes se dérobent… je fléchi

« Tenir encore un peu »… « Tenir »… « Tenir »…

Tout s’immobilise…

Au bord de la défaillance, il me faut un peu de temps pour revenir à moi et me rendre compte que le fouet s’est tu. Vous êtes là… tout va bien.

Est-ce terminé ? Suis-je aller assez loin pour vous satisfaire ?

Une vague sensation d’inachevé me nargue. Votre plaisir était presque complet…

Ce « presque » est de trop, il me faut le faire disparaître, reprendre des forces, puis reprendre le combat, braver à nouveau ce fouet. Qu’il nous donne plus encore.

Vous vous inquiétez pour moi :

– Êtes-vous certain ?

Non, aucune certitude, je ne sais si j’en ai la force. Mais il me faut essayer. Ni orgueil, ni abnégation, il me faut simplement, vous offrir, nous offrir un moment inoubliable.

Je reprends ma position, saisissant mon sexe à pleine main pour parfaire votre spectacle et me donner du courage.

Dans mon dos, votre présence, votre énergie, votre envie me sont perceptibles. C’est tout ce qu’il me faut… je suis prêt.

Premiers claquements, la peau déjà meurtrie est encore plus sensible. Je serre les dents, comprime mon sexe pour provoquer rapidement une érection favorisant le transport vers un état voluptueux.

« Écouter, percevoir votre plaisir, se concentrer sur l’instant, ressentir… » Tous mes sens sont en éveils subjuguant mon esprit de sensations contradictoires.

Sous les coups, ma peau s’échauffe. La chaleur se répand dans mon corps, dans mon ventre, dans mon sexe… Je m’embrase.

« Encore Madame », « Montrer moi combien vous tenez à moi »,

Je vous exhorte…

« Oui Madame », « vos assauts sont des cadeaux, vos morsures autant de marques d’attention »

« Encore » le jouissif cinglant du cuir me traverse, gonfle mes veines et grandi mon sexe.

La cadence s’accélère, ma cuisse, mes fesses sont en feu… J’entends votre plaisir monter… ma main se précipite… les traits de feu s’abattent sans répit… je hurle et vos cris me répondent… m’excitent et m’encouragent…

« Encore »…

L’exaltation est à son comble et m’entraine au bout de mes forces, quand, soudain, votre explosion me libère enfin,… je succombe dans une ultime extase …

Le temps est suspendu… sublime instant…

Reprenant mes esprits, je me retourne et, encore groggy, me traîne jusqu’à vous, accroupie au milieu de la pièce. Je pose ma tête sur vos genoux, m’enivrant de votre parfum dans un dernier effort.

À Vous…

RoiJean   (Avril 2021)

 

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Ma Très Chère Maîtresse BCBG,

De chacune de nos rencontres je me plais à vous décrire mes émois.

Ils n’ont pas manqué mardi dernier mais j’ai été particulièrement touché par cette complicité à laquelle vous faites fréquemment référence.

Cette qualification de notre relation utilisée de longue date me semblait incomplète à la décrire.

Elle l’est assurément mais je mesure plus que jamais combien l’inexplicable et inaltérable magie de nos rencontres doit à notre complicité.

Cette entente profonde, spontanée est tellement évidente.

Il nous est si facile de nous comprendre, de rire d’un mot d’un regard, de partager des émotions et de faire vivre notre Histoire dans un véritable respect mutuel et une confiance sans faille.

Je ne veux pas m’étendre plus au risque de mièvrerie, Vous et Moi connaissons parfaitement la solidité de ce qui nous uni sans qu’il soit nécessaire d’en ajouter.

Cette complicité m’importe au plus haut point, soyez en assurée.

Elle ne fera pas défaut à l’occasion que j’espère prochaine d’un moment durant lequel il nous sera permis, après de plaisants échanges d’apprécier vos vices et caprices inspirés de votre féconde perversité… et encouragés de la mienne. A votre convenance…

Inavouables pensées.

Votre RoiJean (Mai 2021)